Un cessez-le-feu vient d’être signé entre les États-Unis, l’Iran et Israël autour du détroit d’Ormuz. Il devrait clore une crise. Il en devient pourtant, presque aussitôt, l’un des principaux objets. On négocie, et on s’accuse déjà de violer les termes de la négociation. On annonce la réouverture d’un détroit, et l’on discute encore de ses conditions de passage. Les frappes s’arrêtent ; la guerre, elle, ne disparaît pas — elle change simplement de vocabulaire.

Clausewitz disait que la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. Encore faut-il regarder quelle politique continue réellement : celle des communiqués, ou celle des stocks, des flux, des accès et des seuils que chaque acteur défend en silence.

Analyse en deux volets de Jérôme Denariez. Dans ce premier volet, Jérôme Denariez décrypte la séquence à travers une grille inédite : stocks, flux, accès, seuils. Et montre pourquoi la Chine, en retrait apparent, en sort peut-être l’acteur le plus déterminant.