En un an Donald Trump a réussi là où les fédéralistes européens ont échoué pendant 70 ans : unifier l’Europe. Cette ironie de l’histoire résume à elle seule le climat glacial de ce mois de janvier 2026. La publication hier matin du sondage Eurobazooka/Cluster 17 ne fait que confirmer des « signaux faibles » devenus assourdissants. À Davos, les récentes allocutions de Mark Carney, d’Emmanuel Macron et de Volodymyr Zelensky ont déjà montré que la coupe était pleine : l’heure est venue de remettre les pendules à l’heure.
Cette colère de l’opinion européenne ne sort pas de nulle part. Elle est la réponse directe et rationnelle à la publication, la semaine dernière, de la nouvelle « National Defense Strategy » du Pentagone.
Ce document doctrinal, qui acte les priorités de l’Amérique pour 2026-2030, a fait l’effet d’une douche froide dans les chancelleries : pour la première fois, l’Europe n’y est plus qualifiée de « partenaire vital », mais de « zone de compétition économique » et de « périphérie stratégique ».
En actant la sécurisation unilatérale des ressources (Groenland) comme priorité de sécurité nationale supérieure aux obligations de l’OTAN, Washington a déchiré le contrat de confiance. Le sondage d’aujourd’hui prouve que les peuples européens ont reçu le message cinq sur cinq : ils ne sont plus protégés, ils sont ciblés.






