Après quatre-vingts ans de sécurité partagée, qui fera encore confiance à Washington ?À une semaine du scrutin, les élections de mi-mandat sont devenues un référendum sur un seul homme, qui n’est pas candidat et dont les excès ne font plus rire.
Son nom ne figure sur aucun bulletin, mais Donald Trump est le seul sujet de la campagne. Il le répète à ses partisans de meeting en meeting : votez comme si j’étais candidat. Le Figaro parle ce lundi d’un référendum sur le président, et son correspondant à Washington, Adrien Jaulmes, décrit un scrutin dominé par la personnalité d’un homme qui divise l’Amérique depuis dix ans.
Christine Ockrent, devant une salle comble, a jugé il y a quelques jours que la confiance entre l’Europe et les États-Unis était rompue pour longtemps. On peut la suivre sans pavoiser. L’Europe vit depuis 1945 à l’abri d’un parapluie dont elle n’a jamais vraiment mesuré le prix, et l’affaire Starlink lui montre ce que signifie dépendre d’un seul homme et d’un seul réseau.
Ce que les électeurs américains diront le 3 novembre ne ramènera pas la confiance d’un coup. Même un Congrès démocrate ne peut guère empêcher Trump de mener la politique étrangère. Le test pour les Européens commence le 4 novembre : qu’ils sachent enfin ce qu’ils attendent d’eux-mêmes, avant de se demander ce qu’ils attendent de l’Amérique.






