Le courage de la vérité face au crépuscule d’un monde
Il est des moments dans l’Histoire où la lucidité devient le plus haut grade du courage. En osant appeler un chat un chat et un prédateur un prédateur, le sénateur Malhuret a brisé le miroir des illusions européennes. Il nous rappelle une vérité brutale que nous avions oubliée dans le confort de la paix : la liberté n’est jamais un acquis, c’est une conquête permanente. Elle se mérite, et face à la dictature ou au chantage, elle exige parfois que l’on soit prêt à tout risquer pour elle plutôt que d’accepter la honte de la soumission.

Ce constat implacable rejoint enfin celui du Président de la République, créant cette union sacrée inédite, saluée de Londres à Varsovie. Car la question n’est plus partisane, elle est vitale : jusqu’où accepterons-nous d’être volés, rackettés, insultés et traités comme des vassaux par un homme qui a fait du mépris sa doctrine ?

La coupe est pleine
Même l’Amérique profonde commence à vaciller sous le poids de cette folie, où le spectre de l’impeachment grandit jusque dans les rangs républicains. Trop, c’est trop. Il est peut-être déjà trop tard pour recoudre un ordre international en lambeaux, pulvérisé par les caprices d’un seul homme. Mais s’il est trop tard pour sauver le vieux monde, il est encore temps de refuser de mourir avec lui. Se révolter n’est plus une option, c’est un devoir de survie.