Jérôme Denariez analyse une compétition britannique permettant à des entreprises technologiques d'entraîner des modèles d'intelligence artificielle sur la plateforme ukrainienne "Avengers Labs", qui rassemble des millions de données de combat réelles. Bien que les firmes conservent leurs logiciels originaux, le règlement stipule que "l'Ukraine reste propriétaire des poids issus de cet apprentissage", marquant un tournant juridique. Cette disposition illustre une "stratégie de souveraineté inédite", où Kiev ne monnaye plus seulement des équipements, mais le capital immatériel généré par son expérience militaire en temps réel. Face à cette évolution, Jérôme souligne que "la puissance militaire moderne" exigera des nations européennes qu'elles définissent clairement à qui appartiennent les connaissances acquises par les machines sur le champ de bataille.






