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Une vision commune qui tienne compte de nos différences d’appréciation

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Le premier est de mettre à la disposition de décideurs tant civils que militaires ou d’experts (analystes, chercheurs, industriels, journalistes spécialisés, notamment) des « textes de référence », des analyses, des études, des articles traitant des enjeux actuels vus sous l’angle de la défense et de la sécurité,. Des textes de qualité qui ne soient pas « saucissonnés »…

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Tourisme tchèque : Quand le rêve côtoie la raison

Dans tout voyage, il y a une part de rêve mais la raison n’est jamais loin…  


Si Prague demeure incontournable, les trois provinces tchèques, Moravie, Bohème et Silésie, gagnent elles aussi à être découvertes. Si l’on ne peut pas (encore) parler de paradis touristique, on peut assurément parler d’un tourisme de qualité en Tchéquie.  

Prague est considérée depuis des lustres comme une des quatre plus belles villes d’Europe après Paris, Berlin et Londres. Pour une fois raison et comparaison se rejoignent.  


Avec Jana et Joël Bros, après avoir consacré une émission sur l’Histoire et la culture tchèques, une émission sur le tourisme s’imposait. Dans un pays qui a cette chance de ne pas connaître le tourisme de masse !  


Comme partout il y a les attrapes-touristes, mieux vaut le savoir et s’informer avant de partir. Ce conseil ne se limite pas à la Tchéquie. Il y aurait donc « 9 erreurs à ne pas faire en visitant Prague pour en conserver le meilleur des souvenirs » selon un collègue français, Florent, qui s’y est installé. Heureusement dans son livre il donne de très bonnes adresses, celles des meilleurs endroits insolites et suggère « 12 souvenirs à ramener »…[1] 


Prague, « la ville aux mille tours et mille clochers » avec ses airs de Bohème est devenue une destination où le rêve côtoie en permanence la raison. Tous les styles s’y
retrouvent comme par magie.   


On pense bien sûr à son centre-ville, historique, à son château, le Prazsky Hrad, qui est à la fois le plus ancien et le plus grand du monde, où se sont succédé les rois de Bohème, un domaine qui s’étend sur plus de 7 hectares qui domine la ville. Sans oublier son immense cathédrale gothique, Saint-Guy, où sont enterrés les grands saints et souverains tchèques. Saint-Venceslas, saint patron de Bohème, Saint-Jean Népomucène, les rois et empereurs, Charles IV et Rodolphe II. Un savant mélange de gothique flamboyant (la salle Vladislas), de Renaissance (le palais Rosenberg), de roman
et de baroque (la basilique Saint-Georges). Sans oublier sa célèbre galerie de peinture avec des œuvres de Titien et de Rubens.   


Dans un pays qui compte plus de 2000 châteaux, on retrouve tous le styles. Y compris des châteaux forts en parfait état de conservation.  


Karlštejn à 37 km de la capitale est de loin le plus célèbre. Une véritable forteresse que l’empereur romain-germanique avait fait construire pour abriter les joyaux de la couronne. Charles IV qui a eu quatre épouses l’avait interdit aux femmes pour mieux pouvoir s’y reposer loin de « la vie mondaine et des soucis »… 


Et puis il y a tous les autres. Comme les magnifiques châteaux de Lednice et de Valtice, séparés par 7 km, au cœur de ce que l’on appelait au XIXe « le jardin de l’Europe ».  


Lednice est dans le style néogothique Tudor. Valtice rayonne dans le pur baroque… Tous deux sont inscrits au patrimoine de l’UNESCO. Deux châteaux emblématiques entourés de ces immenses terres aux paysages verdoyants qui ont connu la dynastie des Habsbourg et les princes du Liechtenstein !  


Jana Bros parle de « la magie » qui s’opère entre tous ces styles. Au-delà d’un climat très agréable, on y trouve des vins de Moravie, comme quoi la bière de Pilzeň n’est pas l’unique boisson des Tchèques. Leurs eaux sont connues pour offrir des thermes de grande renommée. Depuis plus d’un siècle, Karlovy Vary a fidélisé des habitués de
toute l’Europe et même de toutes les Russies !  


L’un des gros avantages de la République tchèque, en matière de tourisme, est son réseau d’hôtels et d’auberges. A Prague les vieux hôtels chers et peu confortables de style soviétique ont laissé la place en 20 ans à des hôtels de luxe et à des hôtels modernes. Certes, se garer à Prague n’est pas évident, mais Prague n’est pas la Tchéquie… 


La province gagne a être connue. Il y existe de très nombreux châteaux reconvertis dans le tourisme où l’on retrouve confort et modernité à des prix qui défient toute concurrence, entièrement équipés. 


En « RT » il n’y a pas de route des vins mais un vaste réseau de 1200 kilomètres de voies cyclables, de pistes et de sentiers où l’on passe de cave en cave... Si les vins blancs de Moravie au fameux goût de "pierre à fusil" rivalisent avec ceux de pays voisins, l’Autriche et l’Allemagne, les vins rouges eux, des mono-cépages pour la plupart, ont encore un peu de chemin à faire avant d’égaler les vins français, italiens ou espagnols. Mais ils sont en bonne voie…  


En 1948, les communistes ont privilégié le rendement et la productivité jusqu’en 1990 où le glas des coopératives d’État a sonné annonçant « une liberté retrouvée ». Les peuples d’Europe centrale n’ont pas mis longtemps à se défaire de leurs chaînes soviétiques en attendant 2004, l’entrée dans l’Union européenne, vécue comme une nouvelle libération et comme un retour dans une famille européenne dont bien des peuples ont été séparés par des décennies de dictature marxiste. 


Joël Bros est l’un de ces rares français à pratiquer les langues slaves : polonais, russe, tchèque et slovaque, sans oublier l’allemand (et l’anglais comme tout le monde). La langue de Goethe a bien survécu dans ces anciens pays longtemps dominés et englobés dans des empires germaniques qui faisaient peu de cas pour les « langues
locales ». 

 

Joël Bros a même réussi à retrouver des racines celtes en Tchéquie, une terre où, sous Napoléon, tant de soldats ont bivouaqué au cours des conquêtes napoléoniennes. Chaque année les Tchèques participent avec ferveur à des reconstitutions historiques, parfois quasi professionnelles avec uniformes et étendards d’époque. Notamment à Slavkov u Brna, plus connue sous son nom allemand d’Austerlitz où le soleil est toujours fidèle et où l’image de la France face à deux autres Empires brille encore de feux que l’on ne saurait imaginer en France. 


Reste la langue tchèque ! C’est là – comme en Scandinavie – qu’on doit plus le « miracle » au fait que les Tchèques parlent anglais, sinon allemand ou français. Le niveau des études de langue en Europe centrale et orientale est de grande qualité.  


Mieux vaut ne rien dire de la gastronomie tchèque, sinon vous pourriez vous décider à franchir le pas pour découvrir un pays qui gagne à être connu et avec lequel la France a su tisser des liens historiques au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale, interrompus de 1948 à 1990, mais où sa diplomatie a habilement su renouer. Ce n’est pas Joël Bros qui a été diplomate en Tchéquie du temps de la Tchécoslovaquie et en Slovaquie, après le divorce de velours, qui me contredira.  


Deux prochaines émissions consacrées à la Slovaquie évoqueront une nouvelle fois ces liens très forts avec la France au cours des deux grandes guerres, pendant lesquelles Tchèques et Slovaques ont combattu côte à côte, sous un même uniforme, avec les troupes françaises ou alliées. La plupart d’entre eux se sont engagés dans la légion tchéco-slovaque faisant la fierté de ceux, comme Jana, dont les deux grands-pères se sont retrouvés aux côtés de soldats français à la fois pour servir la cause
d’une Europe libre mais aussi pour reconquérir leur souveraineté avec l’aide de la France ! 


Joël-François Dumont 


[1] Voir visiter Prague : 9 erreurs à éviter 

L’émission « Les Français parlent aux Français du bout du monde » est réalisée chaque semaine par Jean-Michel Poulot. Produite par la Voix du Béarn, diffusée en FM et sur Internet elle est rediffusée sur Radio Hexagone en Pologne.   

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Il n'est décidément pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

Trois événements récents sont appelés à marquer durablement les esprits. Le désastre afghan, la guerre de la drogue dans les quartiers Nord de Marseille et dans d’autres villes françaises, l’ouverture – enfin – la semaine dernière du procès des terroristes qui ont semé la mort au Bataclan le 13 novembre 2015. Un procès qui devrait durer six
mois pour juger Salah Abdeslam et ses complices. 


Très prochainement, la Voix du Béarn traitera au fond avec des experts chacun de ces trois sujets. Auparavant, nous souhaitions rediffuser cette émission que nous avons diffusée le 21 avril 2020, en plein confinement. Pour des raisons simples qui permettent d’éclairer des sujets aussi graves. 


A priori, entre eux, le premier lien semble être l’islamisme radical qui s’alimente par la drogue. Mais ne faut-il pas aussi se poser deux questions : comment en sommes-nous arrivés là et n’aurions-nous pas pu nous épargner ces trois désastres qui n’auraient dû
surprendre personne, en tout cas, pas eux qui nous gouvernent ?  


En fait, il y a un deuxième lien à opérer, c’est de constater des deux côtés de l’Atlantique une même faillite du politique qui ne tient pas compte des alertes qui lui sont données. Les politiques restent « dans le temps court ». 


Les gouvernements français ne peuvent pas dire, par exemple, qu’ils n’avaient pas été prévenus par leurs services des guerres de 1870, de 1914 ou encore de 1940 ! Celle de 1914, aurait pu éclater à tout moment à partir de 1895… En 1905 elle était « imminente ». Et entre 1933 et 1936, ils faisaient quoi nos gouvernements ? Après la « Der des Der », les « années folles », certes il y a eu « les congés payés » en attendant la « drôle de guerre ». Et on a eu Munich, une nouvelle Guerre Mondiale, l'humiliation de l'occupation et une Europe dévastée.


L’insouciance ne s’improvise pas  


Comme l’a écrit Honoré de Balzac dans ses pensées : “L'insouciance est l'art de se balancer dans la vie comme sur une escarpolette, sans s'inquiéter du moment où la corde cassera”…
 

Au-delà d’une certaine insouciance pour le temps long conjuguée à une incompétence tout aussi certaine, on retrouve cette même lâcheté du politique qui se veut plus concerné par sa propre réélection que par « l’intérêt national ». De quoi permettre à des dictatures de s’installer et de nous faire la guerre avec nos propres richesses. Un
comble !  


Malheur à qui apporte les mauvaises nouvelles ! 


Concernant l’Afghanistan : d’un côté, il faut saluer la prouesse des militaires américains qui ont évacué en 18 jours par voie aérienne près de 120.000 personnes, hommes, femmes et enfants depuis l’aéroport de Bagram, grâce à un pont aérien sans précédent dans l’histoire et dans des conditions épouvantables. De l’autre, on ne peut que blâmer les politiques américains qui ont négocié seuls, sans leurs alliés, avec les Talibans ce départ dans la honte et dans le déshonneur. Voir, aux États-Unis, 100 généraux réclamer la démission du ministre de la Défense n’est pas chose courante ! Leur texte vaut le détour… 


Deuxième sujet, cette guerre de la drogue, un fléau qui gangrène la France depuis près de 20 ans et à Marseille depuis trop longtemps. Le président Macron – qui donne l’impression d’être toujours en campagne électorale – s’est invité trois jours à Marseille. Mais qui, sérieusement, qui peut ou veut croire un seul instant que cette guerre pourra
être gagnée sans une véritable volonté politique ? C’est cela qui a toujours manqué depuis 20 ans. Quels que puissent être les moyens en homme et en matériel, il ne faut s’attendre, dans la durée, à aucun retournement de situation sans une volonté politique affichée avec des lois adaptées puis exécutées quand elles ont été votées.  


Troisième sujet, les attentats de Paris. Le moins que l’on puisse dire est que le pouvoir politique, là encore, a failli à sa mission. L’attentat contre Charlie Hebdo avait pourtant
révélé les faiblesses – plus que les failles – des formes d’engament imposées à nos forces de l’ordre face à certaines menaces les rendant parfois inopérantes.  


Quand la peur va-t-elle enfin changer de camp ? 


On l’a vu : les militaires sur place (Mission Sentinelle) n’avaient pas le droit d’utiliser leurs armes. Les deux policiers arrivés par hasard sur place ont utilisé leur arme de service en violation flagrante du règlement. Heureusement, ils l’ont fait. C’est ainsi qu’à 25 mètres de distance, ces deux policiers, tireurs d’élite, avec une arme de poing ont réussi à empêcher un de ces terroristes d’exécuter, de sang-froid, d’une balle dans la tête une innocente victime avec une Kalasnikov – une arme de guerre automatique. 


Où sont-ils, dans le banc des accusés, ceux qui ont décidé de telles règles d’engagement ? Qui permettent à des gens d’écraser des gendarmes et que l’on ne peut atteindre de peur de les blesser dans le dos ? Où sont-ils ceux qui, au fil des années, ont favorisé avec autant de lâcheté que d’incompétence la protection des
bourreaux plutôt qu’à celle de leurs victimes ? 


Il n’est pas interdit d’espérer au cours de ces six longs mois que va durer ce procès que
ceux qui sont « toujours responsables mais jamais coupables » soient enfin questionnés par les familles des victimes.  


Un exemple : j’ai appris le 13 novembre 2015 au soir que le GIGN et la brigade des
sapeurs-pompiers de Paris avaient passé toute la journée dans le 11e arrondissement de Paris à faire un exercice d’entraînement dont le thème était une prise d’otages par un commando terroriste. Lorsqu’une des ambulances qui avait servi à évacuer des faux blessés est arrivée devant le Bataclan, pensant participer à la fin de l’exercice, ses ambulanciers ont dû se rendre à l’évidence : c’était tout sauf « un exercice », comme ils l’ont dit sur leur radio en donnant l’alerte.  


Que s’est-il passé ? Pourquoi la police a été aussi longue à arriver et « a perdu une heure » ? Parce la préfecture de Police a estimé que les Gendarmes du GIGN devaient rester consignés à la caserne toute proche, au Quartier des Célestins. Paris était « réservé à la Police » ! Il y a des chasses gardées… Seule la BBC a posé quelques questions de bon sens que les média se sont bien gardé d’évoquer. Elles étaient pourtant pertinentes. France 2 a été la seule chaîne de télévision à diffuser cette émission de la BBC, en version française.  


Responsables mais jamais coupables 


Il n’y a pas que les faux-aveugles comparés à des adeptes de Bisounours, ceux qui ne
veulent pas voir. Il y a aussi les « militants », ceux qui refusent de voir.  


A gauche ils se reconnaîtront. Même si certains d’entre eux, comme Manuel Vals, ont su faire preuve de courage et de lucidité. Chacun sait qu’ils sont loin d’avoir été suivis et qu’ils ont même essuyé de vives critiques dans leur propre camp. Il y a des gens qui refusent de voir les réalités en face au nom d’une idéologie mortifère. Pourquoi le cacher ? 


Comment oublier, par exemple, que la priorité de François Hollande le jour de son
installation à l’Élysée a été de suivre, heure par heure, le départ de son bureau du préfet Bernard Squarcini, directeur général de la Sécurité intérieure ? Un homme longtemps considéré comme l’un des « meilleurs flics de France ». Il l’avait prouvé comme préfet de police de Marseille avant de faire la réforme du renseignement. Son crime était d’avoir été choisi par Nicolas Sarkozy pour réorganiser nos services de renseignement intérieur et de contre-espionnage, la DST et les RG, pour les adapter – enfin – à la lutte contre le terrorisme islamiste. L’objectif déclaré étant que « la peur change de camp ».  


S’il y a une réforme qui a permis de devenir efficace face au terrorisme islamique,
c’est bien celle-là. Une façon de prévoir le pire et d’organiser les services de l’État pour « faire face ».  


Ce qui m’avait frappé à l’époque, c’est que c’était bien la première fois qu’on faisait une réforme de cette importance « à froid », autrement dit, « pas dans l’urgence » en donnant comme trop souvent la priorité aux sentiments du moment et non à la raison et au bon sens qui devraient toujours l’emporter en pareil cas. Une vraie réforme comme il en faudrait tant d’autres !
 

Revenons aujourd’hui avec le préfet Squarcini sur cette réforme du Renseignement qui
marquera en France un tournant sécuritaire dans notre pays, une réforme qui sera amplement validée par les faits.   


Nous parlerons également « Intelligence économique » avec le professeur Christian Tafani, un universitaire expert des questions de défense et de sécurité qui a fait partie de la « Commission Martre ». L’objectif avoué de cette commission, en 1994, était de prendre en compte les « facteurs immatériels de la compétitivité ». 


La fin de la guerre froide, l’émergence de nouvelles puissances économiques, le
processus de mondialisation des échanges et la révolution des nouvelles technologies induisant un déplacement des logiques de puissance, historiquement dans le champ militaire, vers la sphère économique, il était temps de réagir et de proposer une politique qui nous permette de nous adapter au monde tel qu’il était. 


Bernard Squarcini et Christian Tafani sont corses tous les deux mais pas du même
village… Le regard croisé qu’ils portent sur ces sujets est passionnant. Et il permet de mieux comprendre comment de telles catastrophes annoncées puissent se dérouler à la surprise de ceux qui ont pour charge de gouverner, de prévoir et de décider, et non de faire de la communication pour satisfaire les uns un jour et faire le contraire le lendemain au point de perdre toute crédibilité et de ruiner la confiance sans laquelle aucun pays ne peut faire nation lors des heures sombres. 


Joël-François Dumont  

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Quand on veut, on peut. Quand on peut, on doit. Choisir l’éphémère ou le durable -3-Nouvel épisode du 05/09 22:46

Du 17 mars au 10 mai 2020, la France a vécu confinée. Chaque soir, entre des déclarations ministérielles pour le moins maladroites – celles de Sibeth Ndiaye resteront dans les annales – et le bilan quotidien des morts de la COVID 19 par le
directeur de la santé, l’image du politique continue de vaciller au fil des semaines dans l’opinion qui finit par perdre ses repères. Et quand les citoyens en viennent à douter de leurs dirigeants, la démocratie est en danger…  


Alors, comment « redonner confiance » ?  


Comment retrouver un peu de sérénité en tentant de regagner cette confiance sans laquelle rien de grand n’est possible dans un État-Nation.  


Pour cela il est urgent de retrouver un parler vrai pour tenter de « refaire nation ». Il faut aussi que le pouvoir comprenne ses erreurs et redresse la barre. Ce qui n’a pas été le cas, loin de là.  


Ceci explique le sens de notre démarche. Comment et pourquoi cette période a été mise à profit par la Voix du Béarn pour donner la parole à des hommes et à des femmes d’exception, des repères pour certains. Curieusement, même si la plupart d’entre eux sont connus voire très connus, on ne les a que très rarement entendus dans les media
main stream, d’autant. Leur tort est d’être dans l’action et dans la pensée et que sans aucun doute ils cultivent en commun une certaine aversion pour les polémiques stériles qui gangrènent « l’actualité » au quotidien. 


En réécoutant certaines de ces émissions, avec Jean-Michel Poulot, nous nous sommes dits qu’elles n’avaient pris « aucune ride » un an plus tard. D’où cette idée de les rediffuser tel que. Notre règle, dès le début de nos émissions, a été, précisons-le, d’exclure par principe tous ces beaux parleurs qui nourrissent au jour le jour les polémiques stériles pour se bâtir, à la hâte, une célébrité éphémère. Trop souvent, ceux qui font la « Une de l’actualité » ont, comme on dit, « un présent » mais aucun avenir dans la durée. Le vent souffle mais sa vocation est de disparaître après avoir soufflé.  


Distinguer l’éphémère et le durable 


Le Dr Gustave Le Bon qui lui, a réussi à passer à la postérité avec son livre sur « la psychologie des foules » publié en 1895, estimait que « le plaisir étant éphémère et le désir durable, les hommes étant plus facilement menés par le désir que par le plaisir. » Ce qui reste vrai aujourd’hui.  


Vivre le temps présent ne signifie aucunement sacrifier l’essentiel pour l’accessoire. 


Dans nos deux précédentes émissions, nous avons entendu des témoignages assez rares de personnalités connues pour ne pas rechercher la lumière des projecteurs. Les témoignages de 2 généraux d’armée : Jean-Paul Paloméros et Marc Watin-Augouard qui sont des « références » dans leurs institutions réciproques. 


Le premier a été chef d’état-major de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Le second est une grande figure de la Gendarmerie nationale, un des pionniers de la Cyberdéfense qui a été un des premiers à appeler à la mobilisation contre les risques d’une cybercriminalité galopante déclinée sous bien des formes. 


Ces deux hommes nous ont expliqué ce qu’était « la gestion du temps long », rappelé la
nécessité et l’importance d’une recherche permanente de « la cohérence » – il n’y aurait donc que les militaires pour y penser – justifié l’intérêt de « partager une vision », ou encore comment « refaire nation », suggérant les vraies priorités dans notre pays aujourd’hui, au moment où le monde était frappé par une terrible pandémie dont on a pas vu la fin et dont on n’a pas fini de mesurer les dégâts.  


Au-delà du simple bon sens qui est hélas trop souvent absent chez ceux qui ont « le nez dans le guidon », il y a les faits et ceux-là sont réputés pour avoir la vie dure. Baisser la garde, les manquements, l’indécision, autant de faiblesses coupables qui seront un jour sanctionnées. 


Resusciter l’État stratège 


Alain Juillet les a rejoints. Connu pour être l’avocat de cet « État stratège », on sait surtout de lui qu’il est l’ennemi déclaré d’un des plus grands maux français : le « whisful
thinking », cette habitude détestable que les Gaulois ont toujours eu de « prendre des vessies pour des lanternes ». Ce que Jules César nous reprochait déjà !  


Leurs échanges gagnent à être entendus, mais plus encore, à être médités et partagés. Comme il s’agit d’émissions d’une heure et que le sujet est plutôt grave, mieux vaut ne pas se faire d’illusions. On ne va pas toucher tout le monde. D’autant qu’il faut de tout pour en faire un… Il y aura toujours un important public pour les émissions de télé-réalité. Le langage de l’effort n’attire pas les foules, c’est bien connu ! Mais ceux qui feront cet effort nous intéressent et méritent notre attention.  


La débâcle en Afghanistan 


Le désastre politique et humanitaire auquel on vient d’assister en Afghanistan devrait pourtant nous inciter à nous réveiller. Mieux vaut tard que jamais ! Depuis un an, qui n’a pas pensé un seul instant que le retour des talibans à Kaboul serait un désastre pour une partie de la population qui, en 20 ans, avait goûté à autre chose qu’à une moyen-âgeuse servitude ?  


De même, depuis près de trente ans, les stratèges américains les plus lucides sont unanimes pour nous dire qu’à l’horizon 2030, une guerre frontale entre la Chine et l’USA était du « domaine du probable ». Comment faire comprendre cela à des gens qui préfèrent s’intéresser à la couleur de la petite culotte de Madonna ? Pour autant, faut-il
renoncer quand on souhaite ou quand on a pour mission de ne pas insulter l’avenir ? 

Heureusement, il y a encore des hommes et des femmes de cette trempe pour poser les vraies questions.


Ces « ressorts » témoignent souvent de l’histoire d’une Nation ou de la « sagesse populaire ». Comme l’a fait le général Paloméros ce 26 avril 2020 au micro de la Voix du Béarn lorsqu’il soulignait l’intérêt de « créer un OTAN européen ». Ces derniers jours, on a encore eu la réponse après nous être interrogés pour savoir si l’OTAN avait encore un avenir !  


La général Paloméros qui a été le numéro 2 de l’OTAN, responsable de sa « transformation » depuis Norfolk, après avoir présidé aux destinées de notre Armée de l’Air, face à Alain Juillet, discute des avantages d’un multilatéralisme bien pensé qui n’exclut pas un bilatéralisme dynamique.  


Avec Alain Juillet nous allons parler également de « la stratégie d’influence ». Un État qui n’en a pas n’a pas d’avenir. Comme aimait le répéter Albert Einstein : « La politique c'est éphémère mais une équation est éternelle ». Voilà au moins un savant qui aura toujours eu le sens de la formule ! 


Alors reprenons notre dialogue et, avec le général Paloméros et Alain Juillet, interrogeons-nous pour savoir si un seul de ces propos n’est pas encore aujourd’hui comme hier d’une brûlante actualité... 


Joël-François Dumont 


Écouter également : 

«Quand on veut, on peut. Quand on peut, on doit » : Nos urgentes priorités -2-
(29 août 2021) 

«Quand on veut, on peut. Quand on peut, on doit » : La priorité « refaire Nation
» -1-
(23 août 2021)  

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« Quand on veut, on peut. Quand on peut, on doit » : Nos urgentes priorités - 2 -

Nous poursuivons la rediffusion d’entretiens avec des hommes d’exception : les généraux d’armée Jean-Paul Paloméros et Marc Watin-Augouard avec Alain Juillet, enregistrés durant le premier confinement, en avril 2020.


Dans leurs propos, on retrouve, non sans plaisir, ce bon sens qui est devenu une chose de plus en plus rare et une vision manifestement partagée par des hommes de terrain.
 

Aux « affaires », chacun dans son domaine, le général Paloméros comme Chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, le général Watin-Augouard, Inspecteur général des Armées – Gendarmerie et Alain Juillet, Haut-commissaire à l’Intelligence
économique, n’ont pas ménagé leurs efforts et ceux de leurs collaborateurs pour préparer l’avenir.  


Quand on n’a pas le droit à l’erreur et que l’on se doit de gérer le temps long, on sème pour ses successeurs, d’où l’importance d’avoir des lignées de responsables devant soi comme derrière soi. 


Parmi nos urgentes priorités, « refaire Nation » en est assurément une. Pour y parvenir, un retour à la confiance s’impose, particulièrement au moment où les risques de rupture se sont multipliés. 


Comme eux, on peut estimer que le choix est simple : « soit on perd seuls, soit on gagne tous ensemble ».  


Une autre priorité consisterait à imaginer plus de cohérence dans nos administrations comme celle-ci est organisée et entretenue au sein de nos Armées. Si attendre de la cohérence dans le discours des hommes politiques semble un objectif pieux, ceux-ci feraient bien de s’inspirer des militaires qui ne partent jamais en opération sans avoir préparé « une sortie de crise » possible. Les civils ont, décidément, beaucoup à apprendre de nos militaires. Quand on risque sa vie, réfléchir avant d’agir est préférable.  


Ces témoignages diffusés par la Voix du Béarn et par Radio Hexagone en Pologne – au-delà d’une passionnante discussion avec nos invités, montrent bien que cette formule de Napoléon « Quand on, veut, on peut. Quand on peut, on doit » est toujours d’actualité... 


Jean-Michel Poulot 

Joël-François Dumont  


Écouter :  « Quand on, veut, on peut. Quand on peut, on doit » : Notre priorité « refaire
Nation »
– 1 –  

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« Quand on veut, on peut. Quand on peut, on doit » : La priorité : « refaire Nation » - 1 -

Fin décembre 2019, un nouveau virus va se répandre en un temps record depuis la Chine dans le monde entier, avec les conséquences dramatiques que l’on sait. Un virus qui, au fil des mois, va vraisemblablement s’affirmer un jour comme l’un des plus redoutables que l’on ait pu connaître, comme la peste au Moyen-Âge…  


211 millions de personnes ont été infectées, 4 millions 424 mille sont mortes à ce jour et près de 5 milliards de doses de vaccins ont été inoculées. Et ce bilan n’est que provisoire, au moment où l’on parle d’une « quatrième vague » alors que la situation de certains pays est quasi catastrophique, que des milliards de doses manquent à l’appel et au moment où le variant indien se révèle particulièrement dangereux.  


Pendant ce temps en France, les manifestations se succèdent dans la rue contre la vaccination et contre tout contrôle sanitaire. C’est à se demander si la folie ne gagne pas certains esprits. En tout cas, pas de quoi grandir l’image de notre pays ! 


Au-delà des morts dénombrés – 628.000 aux États-Unis, 574.000 au Brésil, 252.000 au Mexique, 131.000 en Grande-Bretagne, 128.000 en Italie, 113.000 en France, 91.000 en Allemagne, 15.700 au Japon, l’heure de vérité sur le plan économique et social devrait bientôt sonner. Et avec elle le glas de certains pays.  


Alors, comment éviter le pire demain en admettant que cela soit encore possible aujourd’hui ?  


En écoutant peut-être – enfin – ceux qui ont démontré pendant toute leur vie que « quand on veut la paix, il faut préparer la guerre » comme le dit le vieil adage.  


La France a encore la chance d’avoir des « ressorts », d’avoir des hommes et des femmes d’exception, qui savent partager une vision, toujours disponibles pour la
collectivité, des gens dont la compétence professionnelle est reconnue : qu’ils soient civils et ou militaires. Dans le secteur public comme dans le secteur privé. Y compris parmi nos élus.  


Mais quand ceux qui gouvernent n’ont pas de vision et ne savent manifestement pas se servir d’une boussole, on peut alors redouter le pire et aussi douter de réussir à désamorcer les crises économique, sociale et politique qui sont devant nous avant qu’elles n’explosent à court terme.  


Pour cela il n’existe qu’un seul grand remède : rétablir la confiance. Et agir en sachant qu’on n’a plus le droit à l’erreur. 


Pour cette raison, la Voix du Béarn a décidé de rediffuser quelques-unes des émissions diffusées en plein confinement pour redonner espoir aux Français de France sans oublier ceux de l’étranger qui se sont souvent senti abandonnés.[2]  


La première de ces émissions a été diffusée le 17 avril 2020. Nous avions invité deux généraux d’armée, le général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’état-major de l’armée de l’Air avant de piloter la transformation de l’OTAN, et le général Marc Watin-Augouard, une des grandes figures de la Gendarmerie nationale qui restera comme le ou l’un des précurseurs dans le domaine de la lutte contre la Cybercriminalité. Il a été l’initiateur du FIC, le Forum International de la Cybersécurité, « l’événement de référence en Europe en matière de sécurité et de confiance numérique ».  


Deux « hommes d’action dans la pensée », comme nous en avons dans ce pays, mais plus encore, « des hommes de pensée dans l’action » ce qui est nettement plus rare. A vous de juger en écoutant leur propos. 


Nous avons donc décidé avec Jean-Michel Poulot de donner la parole pendant le confinement à des hommes et à des femmes qui ont fait leurs preuves dans les moments difficiles. On remarquera que très peu appartiennent à des formations politiques. Ces personnes ont en commun d’être très qualifiées sur certains sujets au point d’être devenues des références, que, curieusement, l’on n’entend pratiquement jamais et que l’on ne voit pas davantage sur les étranges lucarnes… Des gens qui, pourtant, ont quelque chose à dire et qui le disent bien. Ils appartiennent à cette lignée des bâtisseurs qui ont fait la grandeur de la France. Avec eux, un combat n’est jamais perdu d’avance, tant qu’il y a une volonté politique, accompagnée d’une vision au sommet de l’État et des gens de valeur pour les mettre en œuvre. Ces trois conditions étant « incontournables ». 


Force est de reconnaître que la classe politique a perdu la confiance des Français, chose qui n’est pas vraie dans de nombreux autres pays dans le monde. En Allemagne, notamment, où les politiques ne sont pourtant pas considérés comme des lumières par l’opinion. 


Que dire ? Sinon que la France a des institutions solides que lui a légué le général de Gaulle. Elle a aussi des hommes et des femmes courageux, compétents et disponibles. Elle peut donc s’en sortir à une condition, qu’elle le veuille vraiment et que les Français se rassemblent pour « faire nation ». Si un tel miracle se produisait, 90% de nos hommes politiques professionnels passeraient aux oubliettes de l’Histoire, aux  prochaines élections. A nos yeux, ce ne serait pas un mal… On comprend que notre propos dérange ceux qui entendent continuer de profiter de cette situation. 


Cultiver notre mémoire institutionnelle 


Même confinés, nous avons décidé de donner la parole à ces hommes et à ces de telles femmes d’exception qui ont un « vécu » opérationnel hors-norme et qui ont passé leur vie à « préparer le temps long » pour ne pas insulter l’avenir. Qu’ils en soient remerciés. Leur contribution nous honore.  


Sachons exploiter ce vivier pluridisciplinaire de personnes d’exception. Sachons mettre à profit leur expérience, leur dynamisme et leur façon de « jouer collectif ». Gageons que leur exemple sera rapidement communicatif. Avec eux, un combat n’est jamais perdu d’avance avant d’être livré, tant qu’il y a une volonté politique, accompagnée d’une vision au sommet de l’État et de gens de valeur pour les mettre en œuvre. Trois conditions incontournables. 


« Quand on, veut, on peut. Quand on peut, on doit » aimait dire Napoléon Bonaparte qui avait aussi prédit : « quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera » … Sur le possible et l’impossible notre empereur avait encore une opinion qu’il avait su faire partager… certes, le monde d’hier n’est plus celui que nous connaissons !
 

Mais pour y parvenir, la route sera longue. Rien ne permet de prédire un retournement de situation, hormis peut-être une timide reprise de l’économie, un secteur qui a été défendu avec un certain succès, mais à quel prix ! En laissant sur le carreau beaucoup de professions sans oublier les jeunes, les étudiants notamment. 


Pour éviter ces errements du passé, il faut rappeler avec lucidité ce qui s’est produit au cours des 20 mois qui se sont écoulés.  Ne pas oublier qu’au tout début, les mesures dites « barrière » les plus élémentaires ont été négligées pratiquement partout, sauf dans les pays d’Asie du Sud-Est. Heureusement une minorité de personnes a réagi immédiatement mais dans très peu de pays en cherchant des solutions, qu’il s’agisse de vaccins ou de médicaments efficaces.
 

Et puis il y a eu tous les autres… Comme en France, ceux qui préféraient « laisser passer Noël ». Ceux-là tenaient la rampe car les « fêtes de fin d’année » c’est sacré !
 

Les mêmes affirmaient, fin janvier 2020, à propos de ce virus censé venir d’un pangolin pour lequel on n’avait toujours pas trouvé de nom: « un de plus » ... ou encore : « Seul les Chinois sont concernés ». Sans oublier les experts « autorisés » qui parlaient de « grippette » comme Agnès Buzin, ministre de la Santé, le 16 février 2020.[1] 


L’exécutif français avait les yeux rivés sur les élections municipales à venir. « L’affaire
Griveaux » faisait la Une du monde entier. Et personne ne croyait en la découverte rapide d’un vaccin efficace avant de longues années ! 


Si l’on ajoute au fil des semaines les brillantes « prestations » télévisées de Sibeth Ndiaye, que l’on aurait mieux vue dans un film avec les pieds nickelés que comme porte-parole du gouvernement, on a un cocktail explosif et l’on comprend mieux
que ce qui restait de « la confiance avec nos élites » avait fondu comme neige au soleil. Or, sans cette confiance, aucun pouvoir n’est à même de gouverner ! D’autant qu’au fur et à mesure que le virus, baptisé entretemps « Covid 19 », faisait des ravages, on découvrait petit à petit que, depuis 2012, tout ce qui avait été prévu pour affronter ce type de pandémie manquait à l’appel. Pire encore, que l’essentiel avait été sacrifié sur l’autel de la RGPP ! 


Alors que les hôpitaux étaient saturés, la communication officielle à laquelle on aurait pu s’attendre n’était pas au rendez-vous. Chaque soir le directeur de la santé comptait les morts après que le ministre de la Santé se soit félicité de sa propre action en balayant d’un certain mépris tous ceux qui émettaient le moindre doute sur l’efficacité
des mesures prises. En revanche, on applaudissait les soignants sur les balcons à 20 heures précises ! 


De mensonge en mensonge, la multiplication des « en même temps » propre au système macronien, l’absence parfois du simple bon sens, un sectarisme certain, sans oublier le ton comminatoire employé par le pouvoir, tout cela a largement contribué à la démonétisation de la parole officielle, donnant libre cours à toutes les folies complotistes. 


Que dire, enfin, d’un président qui a revendiqué, non sans fierté, l’avantage d’avoir une majorité composée d’amateurs au Parlement ! Si l’on ajoute à cela une impréparation chronique – propre aux système Gaulois – et une longue tradition qui veut que le pouvoir politique ne donne aucun crédit à ceux qui cherchent à les alerter ou à les mettre en garde, comme pour les guerres de 1870, 1914 et 1940, le pouvoir politique en
France a des principes et « on s’y tient ». Malheur à ceux qui apportent les mauvaises nouvelles. On devrait se souvenir que c’est ce qui avait perdu Néfertiti ! 


C’est ainsi au fil des générations et des batailles perdues que la « grande Nation » est
devenue une « nation moyenne » ! Il est vrai que succéder à Louis XIV, Napoléon ou De Gaulle est tout sauf évident.  


Joël-François Dumont 

[1] Coronavirus, « mascarade » et « grippette » : la mémoire sélective d’Agnès Buzyn 

[2] La stigmatisation des Français de l’étranger a de beaux jours devant elle