European-Security.com

European-Security.com

Une vision commune qui tienne compte de nos différences d’appréciation

European-Security

Le premier est de mettre à la disposition de décideurs tant civils que militaires ou d’experts (analystes, chercheurs, industriels, journalistes spécialisés, notamment) des « textes de référence », des analyses, des études, des articles traitant des enjeux actuels vus sous l’angle de la défense et de la sécurité,. Des textes de qualité qui ne soient pas « saucissonnés »…

En cours de lecture

The Twilight of the « Madmen » and the Dawn of the Predators

The Twilight of the « Madmen » and the Dawn of the Predators
By juxtaposing Jérôme Denariez’s cold analysis and this account of the Venezuelan trap, one conclusion forces itself upon us: the “monopoly on madness” has changed camps. Donald Trump has not only devalued Vladimir Putin; he has rendered the diplomatic software of the 20th century obsolete. We are entering the era of “unapologetic predation” where international law is nothing more than background noise for diplomats in need of symposiums, and where the economy is no longer the fruit of peace, but the spoils of war.

This “Useful Chaos” reveals a profound mutation: unpredictability has become the West’s heavy weaponry. By transforming Russia into an assisted regional power and securing the Venezuelan oil vault, Trump is not just doing real estate business. He is cleaning up his rear before the true confrontation of the century: the face-off with China. Venezuela was just an appetizer; the goal is to arrive facing Beijing with a low barrel price and a neutralized Russia.

For Europe, the warning is existential. We have stayed on the balcony too long, convinced that our legal politeness was enough to stem the world’s violence. The “Donroe” doctrine signals the end of playtime. If Europe persists in commentating on the match instead of playing in it, it will end up as the ball. The time for “Tea Time” on the volcano is over; we are going to have to learn to walk on lava.

En cours de lecture

« Donroe » vs. « Russian World »

Tea Time on the Volcano

As Jérôme Denariez brilliantly points out, we are witnessing a fascinating convergence of brutalities. On one side, the Tsar rewriting History with a quill to justify his tanks; on the other, the Tycoon turning the Monroe doctrine into "Donroe," treating the Southern Hemisphere not as a neighbourhood, but as a foreclosure managed by a sheriff on steroids. Shocking? Perhaps, but ruthlessly effective.

What Denariez highlights with necessary cruelty is that international law has become, for Washington as for Moscow, the equivalent of a lace doily beneath a battleaxe: purely decorative. Putin wants the land (the continent), Trump wants the flows (the sea), but both speak the same grammar: one where the economy is no longer the consequence of peace, but the spoils of war.

And us Europeans? We are, to use the paper’s image, "on the balcony." We continue to indignantly cite the building regulations while our neighbours are moving the furniture with dynamite. The new perspective opening up is one of glacial solitude: if we persist in believing that legal politeness is enough to stop predators, we will end up not as actors of History, but as mere sports commentators of a match where we are the ball. It may be time to put down the teacup and learn, finally, to speak the language of power without stuttering.

En cours de lecture

Le Prédateur et l'espion

Le Tea Time sur le Volcan
Comme le souligne brillamment Jérôme Denariez, nous assistons à une fascinante convergence des brutalités. D’un côté, le Tsar qui réécrit l’Histoire à la plume d’oie pour justifier ses chars ; de l’autre, le Tycoon qui transforme la doctrine Monroe en « Donroe », traitant l’hémisphère sud non plus comme un voisinage, mais comme une saisie immobilière gérée par un shérif sous stéroïdes. Shocking ? Peut-être, mais d’une efficacité redoutable.

Ce que jérôme Denariez met en lumière avec une cruauté nécessaire, c’est que le droit international est devenu, pour Washington comme pour Moscou, l’équivalent d’un napperon en dentelle sous une hache de guerre : purement décoratif. Poutine veut la terre (le continent), Trump veut les flux (la mer), mais tous deux parlent la même grammaire : celle où l’économie n’est plus la conséquence de la paix, mais le butin de la guerre.

Et nous, Européens ? Nous sommes, pour reprendre l’image du papier, « au balcon ». Nous continuons de citer le règlement de copropriété avec indignation pendant que nos voisins déménagent les meubles à la dynamite. La perspective nouvelle qui s’ouvre est celle d’une solitude glaciale : si nous persistons à croire que la politesse juridique suffit à arrêter les prédateurs, nous finirons non pas acteurs de l’Histoire, mais simples commentateurs sportifs d’un match dont nous sommes le ballon. Il est peut-être temps de poser la tasse de thé et d’apprendre, nous aussi, à parler le langage de la puissance sans bégayer.

En cours de lecture

Vlad, t’as le bonjour de Donald

Le Tea Time sur le Volcan
Comme le souligne brillamment Jérôme Denariez, nous assistons à une fascinante convergence des brutalités. D’un côté, le Tsar qui réécrit l’Histoire à la plume d’oie pour justifier ses chars ; de l’autre, le Tycoon qui transforme la doctrine Monroe en « Donroe », traitant l’hémisphère sud non plus comme un voisinage, mais comme une saisie immobilière gérée par un shérif sous stéroïdes. Shocking ? Peut-être, mais d’une efficacité redoutable.

Ce que jérôme Denariez met en lumière avec une cruauté nécessaire, c’est que le droit international est devenu, pour Washington comme pour Moscou, l’équivalent d’un napperon en dentelle sous une hache de guerre : purement décoratif. Poutine veut la terre (le continent), Trump veut les flux (la mer), mais tous deux parlent la même grammaire : celle où l’économie n’est plus la conséquence de la paix, mais le butin de la guerre.

Et nous, Européens ? Nous sommes, pour reprendre l’image du papier, « au balcon ». Nous continuons de citer le règlement de copropriété avec indignation pendant que nos voisins déménagent les meubles à la dynamite. La perspective nouvelle qui s’ouvre est celle d’une solitude glaciale : si nous persistons à croire que la politesse juridique suffit à arrêter les prédateurs, nous finirons non pas acteurs de l’Histoire, mais simples commentateurs sportifs d’un match dont nous sommes le ballon. Il est peut-être temps de poser la tasse de thé et d’apprendre, nous aussi, à parler le langage de la puissance sans bégayer.

En cours de lecture

La grammaire de puisance

Le crépuscule des « fous » et l’aube des prédateurs
En juxtaposant l’analyse froide de Jérôme Denariez et ce récit du piège vénézuélien, une conclusion s’impose : le « monopole du fou » a changé de camp. Donald Trump n’a pas seulement dévalué Vladimir Poutine, il a périmé le logiciel diplomatique du XXe siècle. Nous entrons dans l’ère de la « prédation décomplexée » où le droit international n’est plus qu’un bruit de fond pour diplomates en mal de colloques, et où l’économie n’est plus le fruit de la paix, mais le butin de la guerre.

Ce « Chaos Utile » révèle une mutation profonde : l’imprévisibilité est devenue l’arme lourde de l’Occident. En transformant la Russie en puissance régionale assistée et en sécurisant le coffre-fort pétrolier vénézuélien, Trump ne fait pas que du business immobilier. Il nettoie ses arrières avant le véritable affrontement du siècle : le face-à-face avec la Chine. Le Venezuela n’était qu’une mise en bouche ; l’objectif est d’arriver face à Pékin avec un baril bas et une Russie neutralisée.

Pour l’Europe, l’avertissement est existentiel. Nous sommes restés trop longtemps au balcon, persuadés que notre politesse juridique suffisait à endiguer la violence du monde. La doctrine « Donroe » signe la fin de la récréation. Si l’Europe persiste à commenter le match au lieu d’y jouer, elle finira comme le ballon. Le temps du « Tea Time » sur le volcan est terminé ; il va falloir apprendre à marcher sur la lave.