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Une vision commune qui tienne compte de nos différences d’appréciation

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Le premier est de mettre à la disposition de décideurs tant civils que militaires ou d’experts (analystes, chercheurs, industriels, journalistes spécialisés, notamment) des « textes de référence », des analyses, des études, des articles traitant des enjeux actuels vus sous l’angle de la défense et de la sécurité,. Des textes de qualité qui ne soient pas « saucissonnés »…

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Total War, the Culmination of Putinism

The Spiral of the Void

What Françoise Thom highlights in this masterful text is the definitive end of our illusions regarding the nature of the Russian regime. For a long time, we believed we were dealing with a State guided by rational interests, negotiable red lines, and classical diplomacy. This was a fatal error. The article demonstrates that Putinism has entered its terminal phase: that of "total war." It is no longer a strategy; it is a physiology. The regime now survives only through destruction—that of Ukraine, of course, but also that of Russia itself, transformed into a prison-barracks where the economy, culture, and minds are sacrificed to the military Moloch.

The message is terrifying but salutary: there is no turning back. Putin has burned his bridges. To hope for a compromise, a "gray peace," or a return to business as usual is to fail to understand that we are facing a nihilistic machine that requires perpetual conflict to avoid collapsing upon itself.

The conclusion is self-evident: one does not negotiate with a metastasizing cancer. Faced with a Russia that has chosen collective suicide as long as it drags the West down with it, our only option is absolute firmness. Any weakness, any hesitation to name this totalitarianism for what it is, will not be perceived as an outstretched hand, but as an invitation to destroy us. The war is total because the enemy does not seek our defeat; he seeks our disappearance.

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Тотальна війна, кульмінація путінізму

Спіраль небуття
У цьому майстерному тексті Франсуаза Том висвітлює остаточний кінець наших ілюзій щодо природи російського режиму. Ми довго вірили, що маємо справу з державою, яка має раціональні інтереси, переговорні червоні лінії та класичну дипломатію. Це була фатальна помилка. Стаття демонструє, що путінізм увійшов у свою кінцеву фазу: фазу «тотальної війни». Це вже не стратегія, це фізіологія. Режим виживає лише завдяки руйнуванню — звичайно, України, але й самої Росії, перетвореної на тюремну казарму, де економіка, культура та думки жертвуються військовому Молоху.
Путін і потяг російського пекла — Ілюстрація © European-security
Путін і потяг російського пекла — Ілюстрація © European-security
Повідомлення є жахливим, але корисним: повернення назад неможливе. Путін спалив свої кораблі. Сподіватися на компроміс, «сірий мир» або повернення до бізнесу означає не розуміти, що ми маємо справу з нігілістичною машиною, яка потребує постійного конфлікту, щоб не розвалитися.
Висновок напрошується сам собою: не можна вести переговори з раком, що метастазує. Перед обличчям Росії, яка обрала колективне самогубство, аби потягнути Захід у свою загибель, наш єдиний варіант — це абсолютна твердість. Будь-яка слабкість, будь-яке вагання назвати цей тоталітаризм тим, чим він є, буде сприйняте не як простягнута рука, а як запрошення знищити нас. Війна є тотальною, тому що ворог не хоче нашої поразки, він хоче нашого зникнення.

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Le poutinisme et la spirale du néant

La spirale du néant
Ce que Françoise Thom met en lumière dans ce texte magistral, c'est la fin définitive de nos illusions sur la nature du régime russe. Nous avons longtemps cru avoir affaire à un État avec des intérêts rationnels, des lignes rouges négociables et une diplomatie classique. C'était une erreur fatale. L'article démontre que le poutinisme est entré dans sa phase terminale : celle de la « guerre totale ». Ce n'est plus une stratégie, c'est une physiologie. Le régime ne survit plus que par la destruction — celle de l'Ukraine, bien sûr, mais aussi celle de la Russie elle-même, transformée en une caserne pénitentiaire où l'économie, la culture et les esprits sont sacrifiés au Moloch militaire.

Le message est terrifiant mais salutaire : il n'y a pas de retour en arrière possible. Poutine a brûlé ses vaisseaux. Espérer un compromis, une « paix grise » ou un retour au business, c'est ne pas comprendre que nous faisons face à une machine nihiliste qui a besoin du conflit perpétuel pour ne pas s'effondrer sur elle-même.

La conclusion s'impose d'elle-même : on ne négocie pas avec un cancer qui se métastase. Face à une Russie qui a fait le choix du suicide collectif pourvu qu'elle entraîne l'Occident dans sa chute, notre seule option est la fermeté absolue. Toute faiblesse, toute hésitation à nommer ce totalitarisme pour ce qu'il est, ne sera pas perçue comme une main tendue, mais comme une invitation à nous détruire. La guerre est totale parce que l'ennemi ne veut pas notre défaite, il veut notre disparition.

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La guerre totale, culmination du poutinisme

La spirale du néant

Ce que Françoise Thom met en lumière dans ce texte magistral, c'est la fin définitive de nos illusions sur la nature du régime russe. Nous avons longtemps cru avoir affaire à un État avec des intérêts rationnels, des lignes rouges négociables et une diplomatie classique. C'était une erreur fatale. L'article démontre que le poutinisme est entré dans sa phase terminale : celle de la « guerre totale ». Ce n'est plus une stratégie, c'est une physiologie. Le régime ne survit plus que par la destruction — celle de l'Ukraine, bien sûr, mais aussi celle de la Russie elle-même, transformée en une caserne pénitentiaire où l'économie, la culture et les esprits sont sacrifiés au Moloch militaire.

Le message est terrifiant mais salutaire : il n'y a pas de retour en arrière possible. Poutine a brûlé ses vaisseaux. Espérer un compromis, une « paix grise » ou un retour au business, c'est ne pas comprendre que nous faisons face à une machine nihiliste qui a besoin du conflit perpétuel pour ne pas s'effondrer sur elle-même.

La conclusion s'impose d'elle-même : on ne négocie pas avec un cancer qui se métastase. Face à une Russie qui a fait le choix du suicide collectif pourvu qu'elle entraîne l'Occident dans sa chute, notre seule option est la fermeté absolue. Toute faiblesse, toute hésitation à nommer ce totalitarisme pour ce qu'il est, ne sera pas perçue comme une main tendue, mais comme une invitation à nous détruire. La guerre est totale parce que l'ennemi ne veut pas notre défaite, il veut notre disparition.

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Die Ära der „Abschreckung durch Enthüllung“

Die Rede von Blaise Metreweli besiegelt eine neue westliche Doktrin: die Abschreckung durch Enthüllung (Deterrence by Disclosure).

Früher diente der Geheimdienst dazu, politische Entscheidungsträger in der Stille der Hinterzimmer zu informieren. Heute dient er dazu, die öffentliche Meinung zu wappnen.[5] Indem der MI6 russische Sabotagepläne oder chinesische Technologieambitionen öffentlich macht, versucht er, gegnerische Operationen „auffliegen zu lassen“ (to burn), bevor sie Früchte tragen.

Diese Rede markiert auch die Rückkehr des Vereinigaten Königreichs als „Wachturm“ Europas. Trotz Brexit erinnert London seine kontinentalen Nachbarn – allen voran Berlin – daran, dass Sicherheit unteilbar ist.

Die Ernennung einer Frau auf diesen Posten ist nicht anekdotisch: In einer Welt, in der sich maskuline rohe Gewalt (russische Hard Power) durchzusetzen versucht, setzt Metreweli eine fluide, anpassungsfähige und technologische Intelligenz dagegen.

Blaise Metreweli warnt uns: Der hybride Krieg zielt nicht nur auf unsere Infrastrukturen, sondern auf unseren Geist.

Die einzige nachhaltige Verteidigung ist nicht die Spionageabwehr, sondern die Mündigkeit der Bürger. Wie John le Carré sagte, ist das Spionagebüro ein Spiegelbild der Gesellschaft, die es verteidigt; diese Rede fordert uns auf zu wählen, welche Gesellschaft wir verteidigen wollen.