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Une vision commune qui tienne compte de nos différences d’appréciation

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Le premier est de mettre à la disposition de décideurs tant civils que militaires ou d’experts (analystes, chercheurs, industriels, journalistes spécialisés, notamment) des « textes de référence », des analyses, des études, des articles traitant des enjeux actuels vus sous l’angle de la défense et de la sécurité,. Des textes de qualité qui ne soient pas « saucissonnés »…

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Useful Chaos: American Constant, Trumpian Style, or Strategic Dead End?

As a direct echo to our paper on ‘The Great Rupture,’ which laid out the geopolitical diagnosis confirming the end of automatic transatlantic alignment, this second text by Jérôme Denariez brilliantly decodes the tactical modus operandi of this new era. The author invites us to move beyond an emotional reading of the ‘Trump style’ to see a cold method: ‘useful chaos.’
Here, unpredictability is not a pathology, but a tactical weapon designed to flood the zone, paralyze the adversary, and transform uncertainty into a lever for negotiation (tariffs, NATO).
However, Jérôme Denariez nuances this finding: while this grammar of disruption has historical precedents (from Nixon’s ‘madman theory’ to Roosevelt’s big stick), Trump personalizes it to the extreme. This is where the danger identified by the author lies: this shock strategy offers rapid gains but erodes over time, pushing China toward autonomy and leaving allies without a compass. For Europe, the message of this diptych is scathing: faced with an America that turns disorder into a doctrine, ‘legal comfort’ is no longer enough; it is time to step back into the arena of power dynamics.

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Trump and the onset of chaos

As a direct echo to our paper on ‘The Great Rupture,’ which laid out the geopolitical diagnosis confirming the end of automatic transatlantic alignment, this second text by Jérôme Denariez brilliantly decodes the tactical modus operandi of this new era. The author invites us to move beyond an emotional reading of the ‘Trump style’ to see a cold method: ‘useful chaos.’
Here, unpredictability is not a pathology, but a tactical weapon designed to flood the zone, paralyze the adversary, and transform uncertainty into a lever for negotiation (tariffs, NATO).
However, Jérôme Denariez nuances this finding: while this grammar of disruption has historical precedents (from Nixon’s ‘madman theory’ to Roosevelt’s big stick), Trump personalizes it to the extreme. This is where the danger identified by the author lies: this shock strategy offers rapid gains but erodes over time, pushing China toward autonomy and leaving allies without a compass. For Europe, the message of this diptych is scathing: faced with an America that turns disorder into a doctrine, ‘legal comfort’ is no longer enough; it is time to step back into the arena of power dynamics.

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Trump et l’installation du chaos

L’imprévisibilité n’est pas une pathologie, mais une arme tactique destinée à saturer l’espace, tétaniser l’adversaire et transformer l’incertitude en levier de négociation (tarifs, OTAN).

Jérôme Denariez nuance toutefois ce constat : si cette grammaire de la rupture a des précédents historiques (de la ‘madman theory’ de Nixon au gros bâton de Roosevelt), Trump la personnalise à l’extrême. C’est là que réside le danger identifié par l’auteur : cette stratégie du choc offre des gains rapides mais s’érode avec le temps, poussant la Chine à l’autonomie et laissant les alliés sans boussole. Pour l’Europe, le message de ce diptyque est cinglant : face à une Amérique qui fait du désordre une doctrine, le ‘confort juridique’ ne suffit plus ; il faut redescendre dans l’arène des rapports de force.

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Le chaos utile : Constante américaine, style Trump, ou impasse stratégique ?

L’imprévisibilité n’est pas une pathologie, mais une arme tactique destinée à saturer l’espace, tétaniser l’adversaire et transformer l’incertitude en levier de négociation (tarifs, OTAN).

Jérôme Denariez nuance toutefois ce constat : si cette grammaire de la rupture a des précédents historiques (de la ‘madman theory’ de Nixon au gros bâton de Roosevelt), Trump la personnalise à l’extrême. C’est là que réside le danger identifié par l’auteur : cette stratégie du choc offre des gains rapides mais s’érode avec le temps, poussant la Chine à l’autonomie et laissant les alliés sans boussole. Pour l’Europe, le message de ce diptyque est cinglant : face à une Amérique qui fait du désordre une doctrine, le ‘confort juridique’ ne suffit plus ; il faut redescendre dans l’arène des rapports de force.

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L'Europe n'est plus une priorité pour l'Amérique : la t'elle jamais été ?

En un an Donald Trump a réussi là où les fédéralistes européens ont échoué pendant 70 ans : unifier l’Europe. Cette ironie de l’histoire résume à elle seule le climat glacial de ce mois de janvier 2026. La publication hier matin du sondage Eurobazooka/Cluster 17 ne fait que confirmer des « signaux faibles » devenus assourdissants. À Davos, les récentes allocutions de Mark Carney, d’Emmanuel Macron et de Volodymyr Zelensky ont déjà montré que la coupe était pleine : l’heure est venue de remettre les pendules à l’heure.
Cette colère de l’opinion européenne ne sort pas de nulle part. Elle est la réponse directe et rationnelle à la publication, la semaine dernière, de la nouvelle « National Defense Strategy » du Pentagone.
Ce document doctrinal, qui acte les priorités de l’Amérique pour 2026-2030, a fait l’effet d’une douche froide dans les chancelleries : pour la première fois, l’Europe n’y est plus qualifiée de « partenaire vital », mais de « zone de compétition économique » et de « périphérie stratégique ».
En actant la sécurisation unilatérale des ressources (Groenland) comme priorité de sécurité nationale supérieure aux obligations de l’OTAN, Washington a déchiré le contrat de confiance. Le sondage d’aujourd’hui prouve que les peuples européens ont reçu le message cinq sur cinq : ils ne sont plus protégés, ils sont ciblés.