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Une vision commune qui tienne compte de nos différences d’appréciation

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Le premier est de mettre à la disposition de décideurs tant civils que militaires ou d’experts (analystes, chercheurs, industriels, journalistes spécialisés, notamment) des « textes de référence », des analyses, des études, des articles traitant des enjeux actuels vus sous l’angle de la défense et de la sécurité,. Des textes de qualité qui ne soient pas « saucissonnés »…

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Baltique : où commence la guerre ?

Les analyses d'European Security examinent la montée des tensions en mer Baltique entre la Russie et l'OTAN, qui s'exprime à travers une confrontation hybride sous le seuil d'un conflit conventionnel ouvert. Jérôme Denariez met en lumière la difficulté pour les démocraties occidentales d'attribuer rapidement la responsabilité d'incidents, tels que le sabotage de câbles sous-marins ou l'utilisation de flottes fantômes, en raison de l'incertitude entretenue par Moscou. Face à ce climat d'insécurité, les pays riverains les plus exposés adaptent en urgence leurs doctrines de défense active et leurs capacités de surveillance maritime. L'enjeu crucial réside désormais dans la capacité des alliés européens à réduire le délai d'analyse et de décision politique pour contrer ces menaces avant qu'elles ne dégénèrent.

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Fac Europam magnam iterum ! (2) DE

Leo XIV. in Metz
Nach einem Pressespiegel zum Besuch des Papstes in Frankreich wollen wir uns nun mit der Europa-Rede befassen, die Papst Leo XIV. am Ende seiner Frankreichreise in Metz gehalten hat. Leo XIV. vertritt eine bestimmte Vision und verfolgt dabei seine eigene Methode: Dazu bedient er sich einer einzigartigen rhetorischen Strategie, die darin besteht, Staatschefs wie Wladimir Putin und Donald Trump zu kritisieren, ohne jemals deren Namen zu nennen. Wir werden versuchen zu entschlüsseln, wie der Papst das Völkerrecht und den Multilateralismus angesichts der zunehmenden weltweiten Barbarei verteidigt. Schließlich ist der Kontrast zwischen den gegensätzlichen Visionen zweier bedeutender amerikanischer Persönlichkeiten – des Oberhaupts der Kirche und des Staatsoberhaupts – auffällig.
Warum gerade diese Methode, und warum gerade jetzt?

Man kann darin eine elementare diplomatische Entscheidung sehen – ein Staatsoberhaupt des Heiligen Stuhls, das weiterhin mit allen sprechen muss, auch mit denen, die es missbilligt, hat kein Interesse daran, Türen zuzuschlagen, indem es seine Zielpersonen namentlich nennt. Doch damit würde man Leo XIV. auf eine reine Vorsichtsmaßnahme reduzieren, während dieses Vorgehen auch eine theologische Kohärenz aufweist: die Tat kritisieren, ohne die Person zu exkommunizieren; die Sünde benennen, ohne den Sünder zu verurteilen; stets eine Tür zur Umkehr offenlassen, statt zum Bruch. Das ist eine alte Tradition der Kirche, die dieser amerikanische Papst offenbar perfekt in seinen Stil integriert hat, wo andere vor ihm manchmal der Schmähung nachgaben.

Allerdings nimmt nicht jeder dies auf die gleiche Weise wahr. Fabienne Keller, Europaabgeordnete der Partei „Renaissance“, begrüßt die Rede, lehnt es jedoch ab, einem Teil davon zu folgen: „Ich glaube nicht, dass wir uns heute in einem [Wettrüsten] befinden. Wir befinden uns vielmehr in einer Aufholphase. […] Europa muss wieder über ausreichende Verteidigungskapazitäten verfügen, um seine Souveränität zu gewährleisten.“ Entgegen der Position des Papstes verteidigt sie zudem die französische nukleare Abschreckung. Das ist eine nützliche Erinnerung: Die Methode von Léon XIV., so geschickt sie auch sein mag, findet nicht unbedingt Zustimmung in der Sache – selbst bei den überzeugtesten Europäern.

Vielleicht gibt es noch eine dritte Lesart, die für seine europäischen Leser unangenehmer ist: Indem er niemanden namentlich nennt, weigert sich der Papst auch, sich zwischen Washington und Moskau zu entscheiden, was nicht dasselbe ist wie sich ein Urteil zu verweigern. Das Recht, auf das er sich beruft, die Lüge, die er anprangert, die Barbarei, die er feststellt: Das sind Kriterien, keine Eigennamen, und vielleicht ist es genau das, was sie auf beide gleichermaßen anwendbar macht, ohne Unterscheidung nach Grad. Eine Lesart, die denjenigen in Europa wenig gefallen wird, die von ihm eine deutlichere Verurteilung des einen gegenüber dem anderen erwarten würden.

Dennoch ist die Botschaft auf beiden Seiten angekommen: ein Weißes Haus, das gegen einen Satz über die Instrumentalisierung Gottes protestiert, ein Kolumnist des „Figaro“, der selbst benennt, was der Papst andeutet. Kurz gesagt: Niemand musste darauf hingewiesen werden, wer das Ziel ist

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Fac Europam magnam iterum ! (2) (EN)

Leo XIV in Metz
After reviewing press coverage of the Pope’s visit to France, let’s take a closer look at the speech on Europe delivered in Metz by Pope Leo XIV at the end of his trip to France. Leo XIV shares a vision and has his own method: to this end, he employs a unique rhetorical strategy that consists of criticizing leaders such as Vladimir Putin and Donald Trump without ever mentioning their names. We will attempt to decipher how the Supreme Pontiff defends international law and multilateralism in the face of rising global barbarism. Finally, it is clear that the contrast between the opposing visions of two major American figures—the head of the Church and the head of state—is striking.
Why this method, specifically, and why now?

One might see this as a basic diplomatic choice—a head of state of the Holy See who must continue to speak to everyone, including those with whom he disagrees, has no interest in slamming doors by naming his targets. But that would be to reduce Leo XIV to a mere exercise in prudence, whereas the approach also has theological coherence: criticizing the act without excommunicating the person, naming the sin without judging the sinner, always leaving the door open to repentance rather than to a rupture. This is an old tradition of the Church, one that this American pope seems to have fully incorporated into his style, whereas others before him sometimes succumbed to invective.

Not everyone, however, sees it the same way. Fabienne Keller, a Renaissance member of the European Parliament, praises the speech but refuses to accept part of it: “I don’t think we are currently in an [arms race]. Rather, we are in a situation where we need to catch up. […] Europe must regain sufficient defense capabilities to guarantee its sovereignty.” She also defends France’s nuclear deterrent, contrary to the pope’s position. This is a useful reminder: the “Leo XIV” approach, however skillful it may be, does not necessarily win support on the substance—even among the most committed Europeans.

There may be a third interpretation, one that is more uncomfortable for his European readers: by naming no one, the Pope also refuses to take sides between Washington and Moscow, which is not the same as refusing to pass judgment. The right he invokes, the lie he denounces, the barbarity he observes: these are criteria, not proper names, and that is perhaps precisely what makes them applicable to both equally, without distinction of degree. This interpretation will do little to satisfy those in Europe who would like him to issue a clearer condemnation of one side over the other.

Still, the message was heard on both sides: a White House protesting a single sentence about the instrumentalization of God, a columnist for Le Figaro who himself names what the pope is suggesting. In short, no one needed to have the target pointed out to them.

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Fac Europam magnam iterum ! (2)

Léon XIV à Metz
Après une revue de presse sur la visite du pape en France, penchons nous sur le discours européen prononcé à Metz par le pape Léon XIV à la fin de son voyage en France. Léon XIV partage une vision et il a sa méthode : pour cela, il met en lumière une stratégie rhétorique singulière qui consiste à critiquer des dirigeants comme Vladimir Poutine et Donald Trump sans jamais mentionner leurs noms propres. Nous allons tenter de décrypter la manière dont le souverain pontife défend le droit international et le multilatéralisme face à la montée de la barbarie mondiale. Enfin, il est clair que le contraste entre les visions opposées de deux personnalités américaines majeures, le chef de l'Église et le chef de l'État est saisissant.
pourquoi cette méthode, précisément, et pourquoi maintenant ?

On peut y voir un choix diplomatique élémentaire — un chef d’État du Saint-Siège qui doit continuer à parler à tout le monde, y compris à ceux qu’il désapprouve, n’a pas intérêt à claquer des portes en nommant ses cibles. Mais ce serait réduire Léon XIV à un calcul de prudence, alors que le procédé a aussi une cohérence théologique : critiquer l’acte sans excommunier la personne, nommer le péché sans juger le pécheur, laisser toujours une porte ouverte au repentir plutôt qu’à la rupture. C’est une vieille tradition de l’Église, que ce pape américain semble avoir parfaitement intégrée dans son style, là où d’autres avant lui cédaient parfois à l’invective.

Tout le monde ne l’entend cependant pas de la même oreille. Fabienne Keller, eurodéputée Renaissance, salue le discours mais refuse d’en suivre une partie : « Je ne pense pas que nous soyons aujourd’hui dans une [course au réarmement]. Nous sommes plutôt dans une situation de rattrapage. […] L’Europe doit retrouver des capacités de protection suffisantes pour garantir sa souveraineté ». Elle défend aussi, contre la position du pape, la dissuasion nucléaire française. C’est un rappel utile : la méthode de Léon XIV, aussi habile soit-elle, n’emporte pas nécessairement l’adhésion sur le fond — même chez les Européens les plus convaincus.

Il y a peut-être une troisième lecture, plus inconfortable pour ses lecteurs européens : en ne nommant personne, le pape refuse aussi de choisir un camp entre Washington et Moscou, ce qui n’est pas la même chose que refuser de juger. Le droit qu’il invoque, le mensonge qu’il dénonce, la barbarie qu’il constate : ce sont des critères, pas des noms propres, et c’est peut-être précisément ce qui les rend applicables aux deux à la fois, sans distinction de degré. Une lecture qui arrangera peu ceux qui, en Europe, voudraient de lui une condamnation plus nette de l’un plutôt que de l’autre.

Reste que le message a été entendu, des deux côtés : une Maison-Blanche qui proteste contre une phrase sur l’instrumentalisation de Dieu, un chroniqueur du Figaro qui nomme lui-même ce que le pape suggère. Personne, en somme, n’a eu besoin qu’on lui désigne la cible.

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Glücklich wie Leo XIV. in Europa! (1)

Eine Feststellung
Am Ende dieser Durchsicht drängt sich eine Feststellung auf, die jede Teillektüre erahnen ließ, ohne sie je ganz auszusprechen: Dieser Papst hat Frankreich — und darüber hinaus — auf drei Wegen zugleich erobert, die selten bei ein und demselben Mann zusammenkommen.

Seine Herangehensweise, zunächst. Alle Quellen stimmen in diesem Punkt überein, von Wiegel von der FAZ bis Die Presse, über die in Lourdes und im Stade de France gesammelten Zeugnisse: Er hört zu, bevor er spricht, er schaut, bevor er urteilt. Das ist kein Detail der Kommunikation, es ist eine Methode der Begegnung — und sie hat, mehr noch als seine Reden, offenbar die meisten Menschen berührt, Gläubige wie Nichtgläubige gleichermaßen.

Seine Vision, sodann. Ein amerikanischer Papst, der nach Europa kommt, um an dessen Wurzeln zu erinnern, nicht um sie einzuschließen, sondern um sie zu öffnen; der Schuman und den heiligen Benedikt in demselben Satz nennt; der sich, mit den Worten Jean-Marc Sauvés, weigert, sich „gegenüber Gegnern zu definieren“, während er, nach demselben Zeugen, eine Botschaft trägt, die „anti-Trump ist und sich gegen alle Extremisten richtet“. Eine Vision, die zusammenhält, was viele für unvereinbar hielten: die Treue zu einem Erbe und die Offenheit für den anderen.

Seine Methode, schließlich — die eigenartigste der drei, und diejenige, die die Presse am schwersten in einem einzigen Wort zu fassen vermag. Kritisieren, ohne je jemanden zu nennen; Spaltendes sagen, ohne dass es spaltend wirkt; es jedem Zuhörer überlassen, sein eigenes Ziel in einem Satz zu erkennen, der niemanden benennt. Es ist eine Kunst der politischen Untertreibung, deren genaue Mechanik wir in unserem zweiten Beitrag zu rekonstruieren versuchten — so sehr schien es uns, dass keine der von uns konsultierten Quellen diese Beweisführung zu Ende geführt hatte.

Herangehensweise, Vision, Methode: Die drei nähren einander, und es ist wohl ihr Zusammenspiel, mehr als jede für sich genommen, das erklärt, was die gesamte Presse, von Paris bis Wien, am Ende mit einer Mischung aus Überraschung und Bewunderung feststellte — dass ein einzelner Mann, allein, in vier Tagen zusammenführen konnte, was kein Politiker seit langem zu vereinen vermocht hatte.